* Le projet

Du 12 février au 1er mars 2019
Dans le cadre de la saison culturelle de l’ UCLouvain,
« Habiter le monde », l’ASBL Arte-Fac accueillera l’exposition :

LES HABITANTS DE L’ INFRAMONDE

Un projet photographique qui apportera la preuve que découvrir l’infini du monde est possible…

* L’exposition

Pour la première fois à Bruxelles, une exposition monographique est consacrée à l’univers alternatif d’ Emmanuel d’Asquillies.

Les pièces présentées ne se définissent pas telles une exposition photographie simplissime mais comme une fulgurante immersion d’une œuvre complète du photographe montois. De l’idée à l’ouverture participative de ses créations, c’est un itinéraire personnel et la vigueur d’un style décalé qui se prête à la curiosité de découvrir un monde inconnu. Si Emmanuel d’Asquillies est photographe, sa technique ne se limite pas à la simple prise de vue.
Art plastique, reportage anthropologique, photographie, écriture…

Rien n’échappe à l’oeil avisé de l’artiste. En effet, la méthode de travail est celle-ci : suite à la conception du masque dans son atelier, Emmanuel invite un modèle à choisir son accoutrement et sa position. Le masque créé le personnage et l’offre au modèle.
Cette rencontre est photographiée avec l’esprit vif de l’anthropologue.
C’est dès lors plus qu’une simple exposition de photographies que
« Les Habitants de l’inframonde » propose, c’est un monde entier et cohérent duquel émane une ambiance d’obscurantisme moyenâgeux, une vision du laid ainsi qu’une critique assumée d’un monde consumériste et addicte à la beauté trafiquée des choses. A la croisée de personnages irrévérencieux ou folkloriques inventés par Emmanuel d’ Asquillies, chaque image renvoie à la description bien trempée d’entités démoniaques qui ont une sympathie issue de l’esprit si belge de leur créateur.

En se approchant de ce cosme et de ses habitants représentés par une photographie en noir et blanc, vibrante, dynamique, percutante percutante, toujours claire et néanmoins obscure. Il est en effet impossible de ne pas être immergé par la noirceur des sujets présentés qui baignent dans une esthétique à la fois connue, celle du monstre du cinéma, et interpellante, celle de l’humanité des modèles qui servent le dessein d’Emmanuel d’Asquillies en portant ses masques. La critique du consumériste est basée dans les gènes des oeuvres présentées : tout est recyclé, écologique, naturel. Depuis la matière des masques jusqu’aux méthodes de développement des photographies. Même si le thème est hérétique, on ne peut que jubiler à la lecture de la biographie de chaque habitant de cet inframonde dont on ne sait rien…Sinon, qu’il renvoie directement à notre propre inconscient culturel.

« Je ne pense pas avoir un style photographique particulier, à part peut-être la fidélité de présenter des images carrées et monochromes.

En revanche j’ai certainement une approche particulière. J’aime les gens. Et pour moi, chaque personne qui a manifesté de l’intérêt et a participe à mon projet, mérite d’endosser en plus d’une création en carton-pâte, le rôle d’un personnage fictionnel!

De plus si ce diable est décalé, surréaliste, ou très belge, alors c’est encore mieux !»

Emmanuel d’Asquillies

L’ exposition entend montrer la plasticité de l’œuvre du gars d’Asquillies, qui envisage la photographie seulement comme support final. Par la grâce d’agencements audacieux, libres, variables, et proches de l’installation, ces images seront supportées par la présence de tous les masques qui ont fait de l’oeuvre finale et présentée par Arte-fac Asbl.
Cet ensemble fait que les habitants de cet infra-monde nous semblent fort proches.