* Présentation

L’exposition que Arte-Fac Asbl consacre aux
«Habitants de l’ infra-monde» présente des œuvres photographiques
d’ Emmanuel d’Asquillies. Epreuves issues de quatre années de travail consacrée à la réalisation de masques en matières recyclées et de prises de vues en studio.
Ces images ont donnée naissance à un bestiaire infernal;
«Les habitants de l’ infra-monde» qui s’insère à merveille dans l’année thématique de l’UCLouvain, « Habiter le monde ».
Dans sa première acception, la présente exposition cherche à démontrer que notre monde n’est pas orphelin, et qu’il peut s’ouvrir à l’étrange en sortant de « l’entre-soi » si humain.

Sans répondre à la définition canonique d’une « exposition photographique », le projet consiste à rendre réel le concept de ce monde alternatif, ce répertoire de person- nages fantasques, en présentant le masque, la représentation du masque et la description du monstre lié à ce masque.

Rendre perceptible l’existence, du dynamisme et de l’humour propre à la vision du monde d’ Emmanuel d’Asquillies, c’est montrer l’effet d’univers qu’engendre l’ensemble de cet œuvre, c’est montrer
l’existence, l’évolution et les pratiques de cette galerie monstrueuse telle l’écriture d’un pamphlet qui, dans ce cas présent, se veut être illustrée.

* L’auteur et son oeuvre

«J’ai toujours apprécié le concept de la poupée russe. Un personnage dans un personnage, lui-même dans un autre et ainsi encore plusieurs fois de suite.
Et dans cette idée, je me demande souvent «qui suis- je» et «pourquoi»? Alors, je cherche des gens, d’autres êtres – femmes, hommes– à qui je puisse identifier mes entités à leur personnalité. Le concept «Les habitants de l’infra-monde», c’est la Matrioshka à l’envers…
Mes monstres par dessus leur image cachent, certainement, d’autres personnages personnels. Dans cette optique, je ne cesse de me poser des questions, en particulier sur moi-même.»

Né à Mons (Belgique) en 1973, Emmanuel d’Asquillies pratique la photographie depuis l’enfance, il développe lui-même les photos des gens issus de son entourage et qu’il n’hésite pas à photographier. Plutôt interessé par les portraits, Emmanuel pratique la photographie depuis l’enfance et étudié les arts graphiques. Séduit par l’art du portrait, Emmanuel restera fidèle au format carré et aux nuances qu’offre l’image en noir en blanc.

* Influences

Loin du phénomène du déguisement régional, traditionnel voire issu parfois de convention sacrée, Emmanuel d’Asquillies, s’inspire plutôt des peintures classiques, de la bande dessinée japonaise et du film d’exploitation. Son autre pan d’influence est celle liée à l’esprit de recyclage. En effet, chaque accessoire et chaque masque a été entièrement fabriqué avec des éléments récupérés ou transformés.